Philippe Caubère lit Aragon

J’ai été très marquée, très jeune, par Philippe Caubère.

Je l’ai découvert à l’époque dans le Molière d’Ariane Mnouchkine. J’ai du en voir les épisodes des dizaines de fois. Aujourd’hui encore, lorsque je revisionne cette série télé, la magie opère. A tous ceux et celles qui n’auraient jamais vu le Molière de Mnouchkine, je vous le conseille vivement.

Depuis, j’ai pu voir Philippe Caubère dans l’Homme qui danse, et récemment donc, dans une lecture de textes d’Aragon.

Vendredi dernier, il avait décidé de nous faire découvrir une autre facette de l’auteur, au travers d’extraits de La Défense de l’infini. Un Aragon drôle, provoquant, érotique aussi.

C’était un texte ardu, une lecture d’1h10, un exercice d’équilibriste, mais Caubère a l’habitude du risque. Il nous a tenu en haleine, prenant tour à tour les voix des différents personnages, gonflant sa belle voix parfois, riant, criant, chuchotant. Le tout seul assis sur une chaise. Un texte. Un acteur. Tout ce que j’aime.