En sommeil

Afin de pouvoir nous consacrer entièrement à la tournée du Goût du Pschitt Orange, nous avons mis en sommeil notre dernière création Qu’est-ce qu’on fait ?

Argument

Dans un monde indéfini, trois colocataires s’en sortent difficilement et se serrent les coudes. Fatigués par la vie, ils ont de plus en plus de mal à supporter les discours protectionnistes et extrémistes. Un soir, le discours d’un politicien les fait flamber. Qu’est-ce qu’on fait face à des discours fascistes ? Il faut agir.

Si deux d’entre eux prennent ça pour un jeu, le troisième, seul à subvenir aux besoins de cette « famille », décide de ne plus jouer et de passer à l’acte. Il est fermement décidé à tuer les crapules des temps modernes. Jusqu’où les autres suivront-ils ? Jusqu’où renieront-ils leurs convictions ?

 

Distribution

Arnold………………John Bodin
Dimitri………………Karim Haroun
Béatrice……………..Delphine Batton
Emile Dubernard et le curé…….Jean Laurent Meyer
M. Desmarais…….Manick Jay

Note d’intention de l’auteur (John Bodin)

Est-ce la société qui nous façonne ou nous qui façonnons la société ? Dans un monde où les repères changent tellement vite qu’on finirait par les perdre, est-il sain de vouloir trouver soi-même des remèdes à des maux qui nous dépassent ?

Les temps ont changé, les cellules familiales ont explosé et on tente d’en
reconstruire avec les moyens du bord. La colocation devient la solution quand les
moyens financiers ne peuvent plus suivre. Mais avec qui collaborons-nous vraiment ?
Est-on jamais sûr de bien connaitre ceux avec qui on vit ?

Quand on a plus que le choix de faire confiance, on peut finir par se tromper.
Il faut rester vigilant quand on commence à devenir dépendant. Nul n’est à l’abri
d’un endoctrinement et le mal n’est pas toujours là où on croyait qu’il était. La
manipulation peut compromettre nos rêves de participation à la création d’un monde
meilleur.

 

Note d’intention de mise en scène

Peut-on oser le chemin vers la folie ? Pour tout comédien, la question se pose un jour de savoir si on franchira la porte. Ce qui peut plaire, c’est d’aller prospecter sur ce chemin, de chercher les clés, de dépasser le seuil.
Le choix a été fait d’une mise en abîme : un plateau nu, des chaises qui assoient l’histoire et les protagonistes, qui volent parfois, qui se redressent. Des comédiens qui sortent, qui rentrent, qui vivent et observent sur le plateau, qui gardent un regard sur cette frénétique recherche. Des émotions qui naissent, qui se renforcent, puis dépassent les limites.

Les personnages de la pièce, comme les comédiens se posent, sur scène, la question : « doit-on garder raison ou aller s’abandonner vers un endroit incertain sous peine de ne jamais revenir ? »

dossier qu’est-ce qu’on fait