En tournée

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Un contrebassiste joue seul dans un lieu qui pourrait être un cabaret. Un homme de 45 ans entre. La mélodie réveille ses souvenirs d’enfance, notamment sa passion pour le football. Il va alors revivre ses débuts, ses ambitions, ses déceptions mais qu’importe. Le temps d’une improvisation musicale, il se raconte.

Distribution

Norbert………………John Bodin
le musicien………………Léo Blumenfeld

 

Note d’intention de l’auteur (John Bodin)

Le Goût du Pschitt Orange est une histoire de saveurs, celle du gazon tondu des terrains de foot que Norbert foule dès qu’il le peut, celle de l’odeur des vestiaires à laquelle il voue une passion sans limites. Le Goût du Pschitt Orange, c’est aussi les saveurs de la crème pâtissière attachée dans la casserole et c’est l’odeur de la lessive des draps qu’il respire à pleins poumons, collé à son nounours.

En se repenchant sur son passé, Norbert retrouve sa vitalité, celle qui l’a construit tel qu’il est aujourd’hui à 45 ans. Il voulait quitter les jupons de sa mère, il atterrit dans les chaussures de foot de son père. Il s’émancipe comme il peut de la petite madeleine de Proust pour revisiter à l’envi la Gloire de mon père, de Pagnol.
Dès lors, le foot va jalonner chaque jour de son enfance. Le ballon, les copains. Norbert veut jouer, Norbert veut vivre, Norbert traverse ses rêves inavoués. L’équipe de France, le Brésil. Perdu dans son corps gauche, il se révèle le ballon dans les pieds. Il court, il danse, il rêve tout haut, de plus en plus fort. Il vit.

Note d’intention de mise en jeu

L’enfant est le père de l’homme.
Un homme entre sur scène en boitant, il pourrait être un régisseur.

Un musicien avec sa contrebasse joue. Cela pourrait se passer dans un cabaret, tous les deux sont en smoking. Cet homme vient nous raconter et revivre une passion, le foot, en retrouvant ses émotions d’enfant.
Lorsque John m’a proposé de l’accompagner dans son projet sur le thème de la vitalité, je n’imaginais pas que nous allions explorer ensemble les premières passions d’un petit garçon de 5 à 12 ans.

Le foot et la relation au père, à la mère, et à la sœur qui lui pique la moitié de sa chambre.

John a accouché d’un petit Norbert Leloup, qui dépasse par ses projets tous les rêves raisonnables.

Progressivement nous avons retrouvé les moments initiatiques de ce petit garçon qui se prépare à la vie, ses plaisirs, ses séparations, ses réussites et ses échecs en rêvant de Coupe du monde, de Ferry blanc pour envahir l’Angleterre et qui s’étonne de sa proximité avec James Bond.

Ce petit Norbert qui est le père de l’homme qu’il va devenir.
Pour incarner ces passages initiatiques, les mots ne suffisant pas, Léo et sa contrebasse viennent nous faire entendre des secrets et des émotions qu’aucune phrase ne peut dire.

Note d’intention du compositeur

Après la lecture du texte sensible, à la fois très personnel et universel de John Bodin, j’ai eu envie de rencontrer l’auteur et de participer à cette aventure.

La création de la musique a émergé à partir d’improvisations totales. Entre musique et jeu, nous nous lançons dans des essais spontanés.

Musicien de formation classique et jazz, j’explore les différentes sonorités qu’offre la contrebasse. Cet instrument, aux sons chauds, graves et rassurants, permet de faire entendre une seconde voix à celle du personnage de Norbert Leloup.

Avec l’aide de Nordine Lahlou, nous avons ensuite défini précisément les interventions sonores : ambiance de chaque scène, émotions à souligner, à accompagner… La contrebasse et ses intonations évoquent tour à tour un personnage qui dialogue avec l’acteur, soutiennent ou suggèrent l’action, déclenchent des sensations…

La musique occupe une place à part entière. Elle complète les souvenirs du jeune Norbert.